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« Le but de la réforme est que tous les CFA puissent bien vivre » (Muriel Pénicaud à Joué-les-Tours)

image illustrant la réforme de la formation professionnelle
Auteur Guilherme Ringuenet - Centre Inffo pour le Carif Espace Compétences - 6/02/2019
 

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, s’est rendue au campus des métiers et de l’artisanat de Joué-lès-Tours le 5 février, dans le cadre de la Semaine de l’apprentissage dans l’artisanat.

Après une visite de l’établissement, le plus grand de la région Centre-Val de Loire qui forme chaque année 1 700 apprentis dans 45 métiers différents, la ministre du Travail a participé à une table ronde en compagnie de Bernard Stalter, président du réseau des CMA [Chambre des métiers et de l’artisanat]. En préambule, celui-ci est revenu sur la loi avenir professionnel saluant « un texte que l’on attendait depuis 20 ans » et en rappelant l’objectif « 60 000 apprentis de plus en 4 ans ».

Financement des CFA

Stéphane Buret, président de la CMA 41, a quant à lui fait part de ses inquiétudes sur le financement des CFA établi désormais par les branches fondé sur le « coût-contrat ». « L’hébergement, le transport, ces compléments étaient pris en charge par la Région », a-t-il étayé. « Avant la loi, nous étions dans des coûts très disparates, entre 2 500 et 10 000 euros par élève et selon les Régions. Là, ce sont les branches qui vont les évaluer et elles pourront les réviser chaque année. Le but de la réforme est que tous les CFA puissent bien vivre », a répondu Muriel Pénicaud avant d’ajouter, « le transport n’est pas intégré dans le coût-contrat car les Régions ont des politiques fortes sur cette question. Nous devons voir comment l’État et les Régions peuvent s’entendre sur ce sujet compliqué » (lire aussi)

Échanges à l’étranger

Un apprenti en horlogerie a interpellé la ministre sur le développement de la formation à l’étranger, Erasmus +. « Il faut le favoriser. Nous voulons que la durée actuelle d’un séjour de 3 semaines soit augmentée à 3 ou 6 mois. Nous avons lancé des discussions avec les autres pays pour établir des reconnaissances professionnelles mutuelles. L’un des volets du traité d’Aix-la-Chapelle [N.D.L.R chargé de renforcer les relations franco-allemandes et signé mardi 22 janvier] comporte un programme pour favoriser les échanges », qui concerne aussi les formateurs, ainsi que l’a indiqué Muriel Pénicaud.

Des annonces « surprenantes » en avril

La question de la manière de développer l’apprentissage dans les zones prioritaires a été abordée. La ministre a rappelé : « c’est une de nos priorités. Les jeunes y ont moitié moins de chances de trouver un contrat. C’est pour cette raison que nous avons lancé un appel à projets Prépas apprentissage ». Également présent, le délégué interministériel chargé du développement de l’apprentissage dans les quartiers prioritaires de la politique de la Ville (QPPV), Patrick Toulmet, a précisé qu’il aurait « en avril, des annonces très surprenantes au niveau national qui vont nous permettre d’aller chercher ces jeunes ».

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